Visite du musée Bolo de l’EPFL

Écrit par admin. Publié dans Actualité, Medias, Medias sociaux, Métiers de la communication, Recherches

Le 5 mai dernier, deux étudiantes du master se sont rendues à Ecublens sur le site de l’EPFL qui compte en son sein le musée Bolo. Elles ont découvert au fil de deux expositions les pièces d’archive de l’EPFL et une enquête sur la disparition éventuelle de l’ordinateur.

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Mini ordinateur digital pdp 11/20, 1970, 60’000.-

Le musée Bolo, également appelé musée de l’informatique, a été ouvert en 2002 à l’EPFL. Il expose quelques objets marquants tiré des quelques milliers de pièces liées à l’histoire de l’informatique. Celles-ci ont été rassemblées en majorité par Yves Bolognini, ingénieur informaticien, collectionneur et fondateur du musée. 

Fier de son importante collection, le musée se donne pour mission de sauvegarder son patrimoine informatique, d’exposer et d’enseigner au public non seulement l’histoire de l’ordinateur mais également les dernières technologies qui arrivent sur le marché.

Parmi les pièces d’archive exposées nous avons notamment pu découvrir la mémoire vive tores de ferrite créée vers 1960 et utilisée jusqu’en 1970. Elle avait alors pour avantage d’être plus rapide que la mémoire de masse. Nous avons aussi admiré avec délectation le MOS KIM-1 l’un des premiers micro-ordinateurs en kit. Il coutait 600.- à sa sortie en 1976.

La disparition programmée de l’ordinateur

Dans la seconde partie du musée se profile une exposition sous forme de polar. Elle propose une enquête sur la possible disparition de l’ordinateur. Et elle tente d’y répondre non pas de façon chronologique mais en mettant en avant des témoins, des indices, des éléments d’enquête, des preuves et des suspects. On en retire cinq pistes.

  • En premier lieu l’ordinateur opère une réduction. Dans les années 1960, les ordinateurs occupaient d’immenses salles. Suite à cela, on voit apparaitre des mini-ordinateurs, micro ordinateurs et microprocesseurs.  Les ordinateurs deviennent moins volumineux, moins chers. Ils deviennent transportables (10kg) puis portables. Finalement ils se dissimulent dans les objets de tous les jours.
  • La machine se fond dans le décor. Les designers se préoccupent désormais des ordinateurs et en améliorent l’aspect. Ils deviennent fonctionnels et se logent dans des objets quotidiens. On n’est même plus conscient de leur présence. Ils sont camouflés.
  • Le passage de la 2D à la 3D facilite la simulation vers des mondes virtuels, imaginaires, symboliques. Des nouveaux périphériques favorisent les interactions: souris, manettes, casques, lunettes. La présence à distance est rendue possible par vidéoconférence. Le réalisme est tel qu’on en oublie l’informatique derrière ces prouesses.
  • Les grands ordinateurs d’origine, deviennent des terminaux de partages puis les micros ordinateurs sont connectés en réseaux. Dans les années 70, ARPANET relie les ordinateurs à distance puis Internet, le « réseau des réseaux » explose dans les 90’s. Les serveurs ont une capacité de plus en plus grande et les informations peuvent être mises en commun. L’ordinateur se dissout alors dans l’Internet.
  • Le langage machine permet du communiquer avec l’ordinateur. Le dialogue avec l’ordinateur devient intuitif avec des interfaces qui facilitent les interactions. La souris prolonge la main, des puces dans l’œil aident les malvoyants. L’ordinateur est implanté dans le corps. On voit émerger le domaine de l’intelligence artificielle. Bref, l’ordinateur s’humanise.

La conclusion de l’enquête ? L’ordinateur disparaît inévitablement. Mais, d’un autre côté, il n’a jamais été aussi présent et de plus en plus, nous sommes connectés avec le reste de la planète.

 Elena et Florence

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