Rencontre avec ThSTNDRT: le streetwear genevois

Écrit par admin. Publié dans Actualité, Art numérique

ThSTNDRT, marque genevoise de vêtements et d’accessoires, est l’un des invité de l’exposition « Digit@rt: le tournant numérique de l’art » qui aura lieu du 12 au 13 mai 2015 dans le hall d’UniMail. Pour cette occasion, ce collectif organisera un concours pour stimuler votre créativité et faire découvrir son univers. Rencontre avec Miguel, un des fondateur de la marque.

Comment est né ThSTNDRT?

IMG-20150424-WA0000C’était il y a 3 ans quand on a voulu lancer notre marque de T-shirt. On a participé à l’Electron Festival pour faire de la promo. C’est à ce moment qu’on s’est lancé. On était encore à l’étape où on essayait différents trucs, on faisait des tests. On s’est dit que s’était dommage de juste mettre  nos T-shirt dans des sacs en plastique alors on a commandé des sacs en tissu vierge. Mais on trouvait que c’était triste qu’il n’y aille rien dessus. Alors on a fait des visuels en sérigraphie dessus. Au final, les gens étaient plus intéressés par les sacs que par les T-shirts.

D’où vient votre inspiration?

On s’inspire de ce qui touche au street art. On essaye de mélanger ce style avec ce qu’on aime,  nos différentes origines et nos  personnalités. On aime bien représenter la diversité culturelle. Nos visuels s’inspirent souvent des motifs de différentes ethnies. Par exemple, sur le visuel de notre premier summerbag, on y voit des masques africains. Quand on regarde les différents motifs, on voit vraiment le mélange des différentes cultures. Et Genève s’est un peu ça aussi!

Quel changement apporte internet sur le monde de l’art?

De l’inspiration et de la collaboration. C’est plus facile d’entrer en contact avec des gens qui habitent ailleurs ou qu’on ne connait pas. On a par exemple contacter un berlinois pour faire quelque chose ensemble. 

Capture d’écran 2015-04-24 à 15.17.51

Même si ensuite ça s’est jamais fait… Il faut dire qu’on a tous des différentes priorités, des limites liés à l’

argent et au temps à disposition. Un de nos objectifs s’est vraiment faire plus de collaboration avec des gens à l’étranger pour encore plus intégrer cet esprit multiculturel. Dans le monde d’aujourd’hui, ou on connait tous des gens qui ne vivent pas en Suisse, ça permet de garder des liens. Internet facilite la communication aussi avec nos fournisseurs.

Quel est l’utilité des réseaux sociaux pour le marketing?

Aujourd’hui on essaye de les utiliser mais on est pas très bon dedans, on s’en sort sans. On se  base beaucoup sur le bouche à oreille. Pour l’instant, ça marche bien pour autant que l’on reste dans un contexte local comme à Genève. Les réseaux sociaux permettent de toucher plus de monde et d’accélérer le partage. On peut alors créer une synergie autour d’une idée et communiquer dessus plus facilement. Le jour on y arrivera ça facilitera beaucoup de choses.

Les outils numériques sont-ils un avantage ou un désavantage pour la création artistique?

Je vois les deux. Moi personnellement, j’ai fait les Arts Déco mais je suis pas très bon en dessin. Je suis jamais vraiment satisfait de ce que je fais. Pour la création, l’informatique m’aide beaucoup. Les deux sont complémentaires. Je ne fais jamais l’un sans l’autre. C’est un outil plutôt qu’un but en soi et ça facilite beaucoup notre travail.

Un avant gout pour l’expo?

Donner envie au gens de découvrir notre univers et montrer que l’on fait ce qu’on aime. On ne fait pas des sacs que pour les vendre mais c’est vraiment une démarche créative qu’il y a derrière.

Retrouvez leurs articles sur http://www.thstndrt.com/

CA.