Rencontre avec Jérôme Koechlin

Écrit par admin. Publié dans Réseaux entreprises

Jérôme KoechlinUBP -20 occupe le poste de directeur de la communication à l’UBP, l’une des plus importantes banques privées de Suisse. Parallèlement, il enseigne à la faculté SES de l’Université de Genève à temps partiel. Avant de se lancer dans la communication bancaire, Jérôme Koechlin a pratiqué plusieurs métiers de la communication, en passant du journaliste de terrain au fonctionnaire d’Etat haut placé, puis communicant pour des entreprises privées comme Serono.  Façonné d’expériences aussi riches que diversifiées, le parcours de M. Koechlin a de quoi intriguer et séduire. 

 

 

 

 

Son parcours :

Parcours académique

M. Koechlin obtient tout d’abord un diplôme de l’Institut Universitaire de Hautes Etudes Internationales de Genève, qu’il complète par un Master en communication à l’Université de New York. Plus tard dans sa carrière, il décide de poursuivre ses études et effectue un doctorat en sciences économiques et sociales à l’Université de Genève, qui lui ouvre les portes de l’enseignement, depuis 2004. Il a publié plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur les relations internationales et la communication.

Parcours professionnel 

Le début de carrière de Jérôme Koechlin est ponctué de stages passionnants.  Encore étudiant de Master en communication, M. Koechlin devient stagiaire au département de l’Information des Nations Unies à New York. Puis, grâce à l’aide de l’un de ses professeurs, il obtient un stage  chez Nightly News with Tom Brokaw, l’émission phare de la NBC. A la sortie de son Master, le jeune diplômé se découvre un esprit d’aventure. Il se lance alors dans le journalisme de terrain et réalise un tour du monde en 1989, année pendant laquelle il couvre différents événements de la vie politique et économique internationale. Ainsi, il s’intéresse aux élections d’indépendance de la Namibie, le dernier-né des Etats africains à l’époque, puis au référendum sur la nouvelle Constitution au Chili, sans oublier les élections présidentielles au Salvador et en Argentine. Une fois de retour en Suisse, Jérôme Koechlin se fait embaucher en tant que rédacteur en politique étrangère et correspondant de guerre au Journal de Genève, poste qu’il occupera pendant six ans. C’est dans le cadre de ce travail que le journaliste vit des expériences de terrain inoubliables, notamment à Sarajevo, à Bagdad, dans les territoires occupés, au Nicaragua et au Salvador. A l’issue de ces six années, M. Koechlin se dirige vers un poste de haut fonctionnaire d’Etat. Devenu chef du protocole de l’Etat de Genève, il s’occupe des relations entre les autorités politiques et la Genève internationale. Cinq ans plus tard, Jérôme Koechlin quitte le secteur public pour se lancer dans la communication d’entreprise. Tout d’abord employé chez Sereno, une société de biotechnologie, il passe quelques années chez Lombard&Odier et finit par entrer à l’UBP, où il est actuellement directeur de la communication.

 

Ses responsabilités:

Dans le cadre de sa fonction, Jérôme Koechlin s’occupe tout d’abord de l’élaboration, du conseil et du suivi de la stratégie de communication ; en d’autres termes, il conseille le CEO ou la direction générale sur les objectifs, les activités et les plans de communication. Il est également responsable de la gestion de l’équipe de communication de l’UBP, constituée d’une quinzaine d’experts dans les métiers de ce domaine:  les relations de presse, l’évènementiel, la e-communication, les social media, le graphisme, la communication interne, le sponsoring, la gestion de crise, Intranet/Internet, ainsi que deux activités annexes mais complémentaires, à savoir l’imprimerie et la traduction. Ces deux tâches principales s’accompagnent d’une activité rédactionnelle importante : M. Koechlin rédige les messages internes, le rapport annuel, les lettres du CEO, les communiqués de presse, les discours officiels, ainsi que des articles pour le journal interne de  la banque.

En matière de communication,  l’UBP applique le principe de la « communication intégrée », qui suppose une présence de la marque sur l’ensemble des canaux communicationnels. Une grande importance est accordée à la plateforme intranet, très dynamique, ainsi qu’aux supports internet de tout genre, allant du site en ligne aux applications mobiles développées sur les smartphones et les tablettes. L’UBP est également présente sur les réseaux sociaux tels que Linkedin et Facebook. Concernant les supports dit « classiques », la banque recourt essentiellement aux relations de presse et aux communiqués, qu’elle privilégie par rapport à la publicité, trop coûteuse.

 

Ses conseils:

Selon M. Koechlin, un bon communicant doit être « extrêmement rigoureux et discipliné, c’est-à-dire être très clair sur l’objectif, sur l’organisation, sur le choix des compétences et des supports, tout en étant très flexible, capable de s’adapter aux gens et aux situations, de gérer des imprévus et les urgences. C’est ce que les sociologues appellent la « rigueur flexible ».

Jérôme Koechlin conseille aux étudiants du Master en communication d’être rationnels, à savoir obtenir une bonne formation tout en développant une excellente capacité d’analyse et de mise en perspective des enjeux économiques, politiques et sociaux. Or, à lui seul, l’aspect rationnel ne suffit pas : il doit aller de pair avec l’enthousiasme. La différence entre deux candidats dont les CVs sont identiques se fait au niveau de la personnalité. Les recruteurs cherchent des employés énergiques, enthousiastes, qui vont de l’avant et ne restent pas sur leurs acquis.  Le dernier conseil porte sur la capacité rédactionnelle des étudiants, qualité essentielle dans le domaine de la communication. Les étudiants souhaitant travailler dans ce milieu devront faire preuve d’une expérience rédactionnelle importante.

Contact: jko@ubp.ch

 

Union Bancaire Privée

L’Union Bancaire Privée (UBP) se positionne parmi les banques privées les plus importantes et les plus capitalisées de Suisse. Ses clients, aussi bien privés qu’institutionnels, bénéficient de services personnalisés en matière de private banking et de gestion d’actifs.

Fondée en 1969 par Edgar de Picciotto à Genève, la banque s’intitule originellement Compagnie de Banque et d’Investissements (CBI). A la suite d’une fusion avec TDB-American Express Bank en 1990, elle prend le nom d’Union Bancaire Privée, sous lequel elle est connue aujourd’hui.

Depuis sa fondation, le groupe ne cesse de croître et compte à ce jour une présence dans pas moins de 20 pays à travers le monde. En Suisse, l’UBP étend ses activités de son siège social, basé à Genève, à d’autres grandes villes telles que Zurich, Bâle et Lugano où elle possède des succursales.

www.ubp.com

 

Marina Klokova

 

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