Cécile Roten présente les métiers de la communication culturelle

Écrit par admin. Publié dans Actualité, Master, Medias, Métiers de la communication, Travaux étudiants

Capture-d’écran-2015-04-01-à-13.05.17Le 1er avril 2015, le forum des praticiens de Medi@Lab avait l’honneur de recevoir encore une intervenante de qualité. Cécile Roten, spécialiste en communication au Béjart Ballet Lausanne, est venue présenter aux étudiants son parcours et sa passion pour la communication culturelle.

Un parcours déjà long :

C’est une ancienne étudiante du master de l’Institut Medi@Lab. Les étudiants ont donc une oreille doublement attentive. Diplômée il y a de ça environ 6 ans, Cécile Roten a déjà un joli parcours professionnel. Elle dit avoir toujours travaillé à côté de ses études. Dans l’alimentaire « comme tout le monde », mais aussi du bénévolat dans le milieu culturel. « Surtout par intérêt personnel en fait… j’ai toujours pensé que je deviendrais journaliste » confie-t-elle. Et pourtant, depuis sa sortie du monde académique, elle a enchainé les postes en communication. D’abord attaché de presse au Montreux Jazz Festival, puis responsable communication au Docks de Lausanne, elle deviendra ensuite responsable du service de Presse au Paléo Festival de Nyon. Début 2015, elle a accepté le poste de responsable communication adjointe du Directeur exécutif au Béjart Ballet Lausanne.

Deux festivals, deux philosophies, deux jobs différents :

Cécile Roten commence par faire part de son expérience dans ces deux festivals très différents que sont le Monteux Jazz Festival et le Paléo. « Quand on travaille dans un service de presse on travaille avec la philosophie du festival, avec l’éthique. » explique-t-elle. Le Montreux Jazz est porté par une volonté de créer un festival hors normes où les artistes se sentent chez eux, fruit du génie qu’était Claude Nobs. Le Paléo Festival, en revanche, hérite d’une tradition beaucoup plus soixante-huitarde. Daniel Rosselat est beaucoup plus manager, plus ancré dans le concret, à l’instar de Claude Nobs qui lui rêvait toujours en plus grand. Les festivals sont à l’image des personnes qui les ont créé. Et la façon de travailler s’en ressent. La façon de gérer des crises par exemple, est très différente d’un festival à l’autre. Mais Cécile Roten prodigue tout de même un conseil clair :

« Avouer ses erreurs permet parfois d’être plus crédible aussi »

La communication est une affaire de stratégie

Elle enchaîne :

« Le poste de responsable de service de presse est un poste hautement stratégique. On est très proche de la direction. Pas tout le monde est dans la cellule de crise ; le responsable de service de presse, oui. ».

Le terme de service de presse est en réalité passablement réducteur. Le service de presse c’est aussi la ligne rédactionnelle, le ton, et l’image du festival. Il y est associé une notion de contrôle aussi. C’est son rôle de vérifier tout ce qui passe par et sort d’un festival. Arrivée au Béjart Ballet Lausanne, Cécile Roten a beaucoup à faire. Le BBL est une institution qui a du vécu, qui a une notoriété fondée notamment sur la personnalité qu’était Maurice Béjart. Pendant longtemps, il suffisait que Maurice Béjart ouvre la bouche pour que cela se fasse. Du coup, le Béjart aujourd’hui, est un peu en retard en terme de communication. Mais c’est ce que Cécile Roten appelle « un diamant en communication ». Il y a du challenge; et toute une partie de restructuration à faire dans le fonctionnement même de l’institut. Elle explique que pour simplement refaire le site web correctement il lui faut définir les valeurs et la culture d’entreprise mais aussi la part d’héritage et d’innovation.

Les étudiants de Medi@Lab notent les recommendations de Cécile Roten

Expliquer aux autres :

Interrogée sur son passage entre la vie académique et la vie active, Cécile Roten affirme que les formations universitaires permettent de poser les bonnes questions. La partie conceptualisation y est intelligemment inculquée. Le problème, en communication digitale, c’est de faire comprendre son intérêt à ses collaborateurs et supérieurs. Pour beaucoup, le digital reste encore une sorte de nébuleuse. Comment faire comprendre son impact ? « Petits à petits » commente-t-elle. La page Facebook du Béjart Ballet Lausanne lui a par exemple permis de voir qu’il y a avait une solide communauté de fan au Brésil. Le BBL s’y produit aussi maintenant. C’est à force de petits pas et par petites touches que l’on peut convaincre de l’efficacité d’une campagne digitale. Même s’il est vrai que l’investissement est parfois difficilement mesurable. On passe donc beaucoup de temps à expliquer aux autres ce que l’on fait. Au final, le programme de la journée est toujours bousculé et on finit par ne rien faire de ce que l’on avait prévu. Mais c’est ce côté aventure et spontanéité qui plait à Cécile Roten. Le fait qu’il n’y ait jamais de « journée type ».

La communication culturelle, conclut-elle, « on y vient par passion et on y reste aussi surtout par passion. » 

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