Les métiers du journalisme et de la communication et leurs mutations à l’ère du numérique

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Les médias à l'ère numérique

Les Universités de Genève et de Neuchâtel se sont réunies lundi 23 mars pour célébrer le nouveau pôle romand en journalisme et communication. Lors de la conférence exceptionnelle, Eric Scherer, Directeur de futurs médias chez France télévisions et Jean-Clément Texier, Directeur de Ringier France, sont venus livrer leur expertise. Tous réfléchissent aux enjeux du numérique dans les médias.

 Par Karen Pelletier et Elodie Berthet

Les enjeux de la transformation numérique

Eric Scherer identifie les enjeux fondamentaux de la transformation numérique. Parmi eux ressort l’information omniprésente concomitante à la révolution du mobile. Chaque utilisateur peut sélectionner l’information, la consommer quand il veut et où il veut. Le mobile s’associe d’une nouvelle forme de consommation de l’information sociale. « L’audience ne va plus directement sur la Une des journaux mais est orientée par les réseaux sociaux », explique Eric Scherer. Le journaliste doit savoir adapter le contenu ainsi que la forme d’écriture au support de diffusion. Le format emblématique du journalisme numérique est la vidéo d’une durée de plus en plus courte. Dans ce contexte, les journaux peinent à monétiser leurs contenus. D’après Eric Scherer, « énormément de choses sont encore à inventer en terme de business model ». Selon lui, « la culture d’innovation est ce qui manque aux médias traditionnels ».

Les 3 défis : agilité, talent et courage

Eric Scherer résume les défis des médias traditionnels par trois points : « L’agilité, la capacité à recruter de nouveaux talents et le courage d’expérimenter ». Pour Eric Scherer et Jean-Clément Texier, cette profonde mutation des médias, qui oblige les journalistes à se réinventer, ne s’accompagne en aucun cas d’une perte d’intérêt pour la profession. Jean-Clément Texier explique cela par la citation métaphorique de l’ancien directeur de l’AFP : « Quand je prend l’avion je préfère quand même un pilote professionnel qu’un pilote citoyen ».

Nicole Lamon, un métier à l’ombre du pouvoir politique.

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Le 18 mars à Uni Mail, Medi@LAB a accueilli Madame Nicole Lamon, Cheffe de communication du Département fédéral de l’intérieur.

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La vie d’une communicante

Originaire de Lens en Valais et licenciée en Lettres de l’Université de Lausanne, Madame Lamon a débuté dans une radio régionale, RhôneFM. Elle entre ensuite à la Radio Suisse Romande et devient journaliste politique à Berne. Elle gravit les échelons jusqu’à devenir cheffe de la rubrique Politique de la RTS. Appelée par Alain Berset, Conseiller fédéral, elle occupe depuis trois ans le poste de Cheffe de communication du Département fédéral de l’intérieur.

Faire le travail de communication pour un conseiller fédéral, ce n’est pas facile. La communication « c’est un peu le bouc émissaire idéal ». Chaque fois qu’il y a une erreur politique dans le monde, on entend dire que la communication est à la base du problème. Le communicant politique est à la fois proche d’un gouvernement ou de personnes politiques et des médias.

Les deux qualités principales du communicant politique :

  • La bonne connaissance des médias.
  • Connaître les grands enjeux du monde politique.

Il n’y a pas de formule magique pour être un bon communicant politique. Cela ne s’étudie pas dans les universités; le métier s’apprend sur le tas. La veille numérique ajoute une dimension. On est au début du monitoring.

Quelques chiffres pour finir, un conseiller fédéral travaille 70 heures de travail par semaine, fait 25 conférences par année, 50 interviews, et plus de 100 discours.

Jérôme Koechlin: la communication professionnelle

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A l’occasion de la sortie de son livre « la communication professionnelle, les clés pour réussir », Jérôme Koechlin, Secrétaire général et Responsable Communication à l’UBP, a donné le 25 mars une conférence à l’Université de Genève. Son intervention a été rythmée par les questions et remarques de Myret Zaki, Rédactrice en chef de Bilan. En une heure, Jérôme Koechlin présente ce qu’il faut savoir sur la communication professionnelle.

Par Elodie Berthet et Karen Pelletier

Jérôme Koechlin

Jérôme Koechlin

La communication intégrée

Durant sa conférence, Jérôme Koechlin expose les grands axes développés dans son livre. D’après lui, s’il ne fallait retenir qu’un point, ce serait la communication intégrée. Il la définit comme « l’essence de toutes les activités de communication ». Cela consiste à intégrer l’ensemble des éléments de la communication, qui sont, entre autres, l’événementiel, les relations publiques, les relations médias ou encore la communication interne, et à les amplifier par la communication digitale. Jérôme Koechlin explique qu’« il faut savoir décliner le même message sur différents supports ».

Etre assertif

Jérôme Koechlin explique sa vision de la profession et donne des conseils. Pour lui, le plus important est d’être assertif. Il faut avoir confiance en soi, maîtriser ses dossiers, ne pas avoir peur de d’affronter les journalistes et oser poser des questions. Selon lui, « l’assertivité aide à gérer le monde complexe dans lequel on vit ».

Myret Zaki au « Forum des praticiens »

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Rencontre avec Myret Zaki : le journalisme 2.0

Sans titre-1Dans le cadre du « Forum des Praticiens », le 25 février 2015, l’institut Medi@lab de l’Université de Genève a accueilli Myret Zaki. Les étudiants en Master de Journalisme et Communication ont eu la chance de rencontrer la rédactrice en chef du magazine spécialisé Bilan. Une intervention qui leur a permis de découvrir une carrière unique, ainsi que les impératifs du journalisme actuel.

 

Gavin Smith

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Gavin SmithGavin Smith détient une maîtrise en sociologie délivrée par l’Université d’Aberneen. Il écrit ensuite une thèse s’intéressant aux pratiques quotidiennes des opérateurs de caméras de vidéosurveillance. Il devient maître de conférences en sociologie et criminologie à la City University de Londres. Puis, en avril 2012, il rejoint l’Université nationale d’Australie (ANU), également en tant que maître de conférences en sociologie. Gavin Smith est l’auteur de nombreux articles sur les impacts sociaux et les implications de la surveillance omniprésente. Il est régulièrement consulté par les médias pour fournir des commentaires sur le sujet.